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22 mai 2010 6 22 /05 /mai /2010 06:41

Poème sur la nostalgie de l'époque d'or des bacs de seine

   

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Les bacs de Seine.

 

Je me souviens des juins de mon enfance ;

De ma joie quand nous prenions le bac, à Duclair ;

De son vent de liberté, quand il s’élance.

La Seine était sombre, mais le ciel si clair !

Le moindre des prétextes nous suffisait bien

Pour prendre un tour de ce merveilleux manège.

La traversée à cet endroit ne servait rien

Qu’à la répéter à Mesnil-sous-jumiège.

J’y associe près des berges verdoyantes

Les vergers et leurs fruits mûrs en cette saison.

Nous achetions mille cerises abondantes

Dont nous nous gavions à en perdre la raison.

Parfois je vois des images sans lieu ni mois.

D’autres ont sombré, sans atteindre la rive,

Dans l’oubli. Tout ça me semble si loin de moi.

Comme on dit, ce sont des choses qui arrivent.

Rallions nous, à Jumièges et à Yainville,

La forêt de Brotonne, sans même emprunter

De pont ? Choisissait-on cette voie habile

Via ces deux bacs, eux aussi à notre portée ?

J’ai nourrit mon enfantin imaginaire,

Quoiqu’il en soit, des moments à bord du bateau.

J’ai rêvé, le poète pour partenaire,

De courir les continents sur ce « porte-autos ».

Certains de ces voyages m'ont été contés

Comme ceux de ces paysans qui, sur leurs barques

Semblables à des gondoles de sous-marque,

Virent souvent leurs troupeaux descendre et monter.

L’ambiance de cette époque, le temps l’érode.

Perdus dans la réserve de l’Estuaire,

Gisent les vestiges d’un embarcadère.

Combien passèrent par l’ancien bac du Hode ?

Toujours est-il qu’aujourd’hui l’endroit est désert.

Au point que seule la nature l’emprunte.

Si l’engin fluvial a laissé ses empreintes,

Seuls les oiseaux viennent y siffloter des airs.

M’en allant flâner du côté de Quillebeuf ,

J’ai à nouveau pris ce mode de transport.

Autos et passagers flottants sur ce support

Semblaient bien se moquer qu’il ne soit plus très neuf.

Arrivant des alentours de Pont-Audemer,

Tous gagnaient les usines de Port-Jérôme

Où l’air est pétrolifère et plein d’arômes ;

Où l’ambiance est moins buvable que l’eau de mer.

Bien dur que cette belle embarcation large et plate

Soit aujourd’hui tombée en désuétude.

Au lieu des mains projets de ponts à l’étude,

Plutôt accroître ces stations télépathes.

 

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  Chromatic le jeudi 24 juillet 2008

 

http://chromatic.canalblog.com/

 

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Jean-Bernard SEILLE Jean-Bernard SEILLE - dans nos chers disparus
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